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 How long do you think it takes to fall in love? (minho) | Lun 20 Fév - 16:25



How long do you think it takes to fall in love?
A minute… How long did it take for you to fall in love with me?
Much less than that ♢
Cette rencontre, Seiha ne cesse d’y penser. Une semaine qu’il a été sauvé par un inconnu. Lorsqu’il ferme ses yeux, il revoit son visage, il entend sa voix grave mais douce. Ce mec a risqué sa vie pour l’aider et ne lui a posé aucune question. Mieux, il ne l’a pas emmené à l’hôpital et n’a pas prévenu la police. Il aurait pu. Il aurait dû. S’il avait su qui il était, jamais il n’aurait accepté de l’aider.

En sortant de l’appartement, Seiha se hâte mais ne loupe aucun détail. Pourquoi mémorise-t-il l’immeuble ? La rue et le quartier ? Il n’en sait rien. Il le fait c’est tout. Son prénom reste un mystère et quelque part ça lui plait. Seul son visage reste présent derrière ses paupières closes. Le retour à son QG se fait plus long que prévu. Prenant de nombreux risques, il retourne sur les lieux du crime après avoir récupéré sa voiture. Dans la poche intérieure de sa veste se trouve son couteau. Il se demande si le jeune homme l’a vu. Peu importe. S’il avait voulu le dénoncer, il l’aurait déjà fait, non ? Seiha se rassure comme il peut mais il est impossible de savoir ce que cet homme compte faire. Face au corps sans vie, Seiha sourit. Vingt-quatre heures plus tard, il est toujours là, gisant dans son propre sang à présent séché. Il s’en tape de lui. Un connard voulant venger son père. Il n’a eu que ce qu’il mérite. Mais si son inconnu n’était pas passé dans cette ruelle, il serait surement encore là, aussi. Le quartier est désert alors il en profite pour déplacer le corps. Parfois, il les laisse à même le sol sans se préoccuper de leur sort. Aujourd'hui, il ne peut pas. Trop de risques. Alors, malgré son bras sans vie, il parvient à se débarrasser de ce mec. Il a ses techniques. A force, il a appris à camoufler ses crimes, mais hier soir, sa vie aurait pu prendre un mauvais tournant.

Rester sans rien faire énerve Seiha. Il ne supporte pas de rester chez lui, manque de sexe, manque d'adrénaline. Patron d’un trafic de drogue, Seiha n’en est même pas accro, lui il préfère le sexe ou ôter la vie de quelqu’un. Il ne se drogue pas mais ça ne l'empêche pas de ressentir le manque. Il se shoote à la peur, prends des doses d'excitation et savoure ses orgasmes.
Ce soir, il ne veut pas du sexe. Il veut se mettre en danger. Risquer sa vie est devenu un besoin. Seulement avec son bras blessé, il sait que la tâche va être compliquée. Peut être va-t-il de nouveau se retrouver dans une situation compromettante. Il a déjà fait l'erreur de sous estimer sa cible quelques jours auparavant, ça lui a valu une balle dans le bras. Pourtant il est prêt à recommencer, et plutôt deux fois qu'une. Il n'a pas de mission. Personne à aller abattre. Et ça l'emmerde. Bon sang qu'est ce que ça l'agace.

Ses talons martèlent le sol. Son pas se fait pressé, pressant. Il s'enfonce dans les rues, dans ces coins sombres qu'il connait par coeur. Il bouscule des âmes en peine, des drogués ou alcooliques cherchant à donner un sens à leurs vies misérables. Son sourire narquois ne le quitte pas. Ils lui font pitié tous ces cons. « oh connard, tu peux pas faire attention où tu fous les pieds ? » S'arrêtant directement à l'entente de ces mots, Seiha sourit de plus belle. Bingo. Il n'est pas vexé d’être insulté, il s'en balance. C’est juste une bonne excuse pour s’énerver. « Je fais attention. Figure-toi, abruti, que je l'ai fait exprès. » Et ce qu'il avait prévu arrive, l'homme fortement alcoolisé se jette sur lui pour le frapper. Seiha esquive, une fois, deux fois, rends les coups, mais la troisième fois, l'homme touche son bras immobile. Directement Seiha hurle de douleur. « Bâtard ! » De toute sa rage, il cogne le visage du demeuré face à lui. La douleur ressentie agit comme une décharge, il ne supporte pas qu’on le blesse, qu’on soit plus fort que lui. L'autre est K.O. et s'il ne souffrait pas le martyr, Seiha aurait souri. A présent sa tête tourne. Un rapide coup d'œil et il constate que sa veste de couleur claire est imbibée de sang. « Putain. De. Merde.  » Presque à bout de souffle, il rejoint sa voiture. Il déteste voir son propre sang, synonyme d'erreur de sa part. Il se sent con. Tout est de sa faute. S'il était resté sagement dans son canapé sa blessure serait restée fermée.

Les rues défilent mais il ne s'approche pas de son appartement. Non, il roule vers un autre coin de la ville. Un endroit qu'il pourrait retrouver les yeux fermés en n'étant venu qu'une seule fois. Abandonnant sa voiture sur le parking, Seiha se traîne vers la porte. Il appuie sur tous les boutons de l’interphone, un abruti va bien finir par lui ouvrir, non ? Quelques instants plus tard, il entend le fameux clic et se précipite à l’intérieur. Son bras lui fait tellement mal, il n’est pas douillet mais souffrir ne lui plait pas. Il se sent faible et c’est inconcevable à ses yeux. Trainant sa carcasse jusqu’à l’étage ciblé, il se vautre contre la porte de celui qui lui a sauvé la vie il y a une semaine à peine. De son bras valide, il frappe durement. « Ouvre-moi putain. » S’il n’est pas là, Seiha risque de faire un scandale et de défoncer la porte. Il n’aura pas à aller jusqu’à cet extrême, le panneau de bois s’ouvre enfin. Ses yeux s’attardent directement sur le torse nu face à lui. Quelle vision agréable. Instinctivement, Seiha passe sa langue sur ses lèvres avant de réaliser qu’il n’est pas là pour coucher avec cet homme face à lui – note pour plus tard, il faudra remédier à ça, coucher avec lui semble une très bonne idée. Ce torse mérite d’être parcouru de ses doigts et sa bouche experte. « Regarde ! T’es tellement nase que t’as pas réussi à faire tes sutures correctement ! » L’air mauvais, il pousse le propriétaire des lieux et entre sans qu’on ne lui donne l’autorisation. Aussi vivement que son bras meurtri lui permet, il ôte son blouson et grimace en voyant le bandage totalement rougi par le sang qui commence même à couler le long de son bras tatoué. « Fais quelque chose ou je vais me vider de mon sang et crever dans ton salon. » Il ne se sent pas aussi faible que le jour où il s’est fait tirer dessus mais le fait de perdre du sang fatigue ses membres, sa tête. Ses yeux noirs se fixent sur le visage de son inconnu et il fronce le nez. S’il avait été en pleine possession de ses moyens, Seiha aurait certainement jeté son dévolu sur lui. Le garçon qui se tient debout face à lui est juste magnifique. Et directement, il s’imagine entre ses jambes, bougeant délicieusement son corps pour le faire gémir de plaisir avant de revenir à la dure réalité. « Ca vient ? » Dans sa voix, il ne laisse rien paraître. Aucune reconnaissance de sa part. Pourtant il lui doit beaucoup. Mais ça le bouffe de l’avouer.





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 How long do you think it takes to fall in love? (minho) | Lun 20 Fév - 16:53



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Lorsqu'il passa sa porte afin de quitter l'appartement, MinHo aurait pu croire qu'il quitterait aussi sa vie, définitivement. En toute logique, c'est ce qu'il aurait dû en effet songer. La situation était trop périlleuse au fond pour qu'il veuille s'y mêler plus que de raison. Il ne savait rien de cet individu aux cheveux de jaie mais une chose était sûre : il était source de problème. Un homme refusant d'aller à l'hôpital pour une blessure par balle, ça voulait dire beaucoup. Et bien que MinHo avait des tas de questions qui lui passaient par la tête, aucune d'entre elles n'avait passer la barrière de ses lèvres. Ca ne le concernait pas. Pas tout à fait. Certes il l'avait aidé, mais c'était le seul investissement qu'il devait avoir dans cette histoire. Devoir. Pas vouloir. Car le danger est toujours fascinant. Et il avait exercé sur le coréen une attraction puissante. A laquelle il avait résisté comme il avait pu. Il avait porté assistance à un homme blessé, ni plus ni moins. Il fallait qu'il en reste là.

Mais chaque soir, il y repensait. Il avait encore à l'esprit les expressions renfrognées de l'homme qui l'avaient amusé. Son visage endormi lorsqu'il reprenait des forces. Sa voix grave et autoritaire, son ton légèrement narquois. Sa manchette tatouée du côté droit et son pectoral marqué d'une lune, lui donnant ce côté un peu rebelle. Mais il se souvenait aussi d'autres choses telles que tout le sang sur les vêtements de l'inconnu, le couteau qu'il avait trouvé dans sa poche, le cadavre qu'ils avaient laissé derrière eux. Et ça, c'était beaucoup moins amusant. Mais pourtant... quelque peu excitant. Il avait quelques sueurs froides lorsque sa mémoire jouait à lui rapporter ces images à l'esprit. Mais l'adrénaline jouait aussi son rôle excitant et jubilatoire. C'était malsain. MinHo ne voulait pas de problème. Il les avait toujours évité, toute sa vie. Alors pourquoi maintenant céderait-il à l'appât du risque ? Peut-être que c'était cet homme qui avait eu cet effet si particulier sur lui, plus que la situation elle-même.

Il se posait encore la question lorsqu'après sa semaine de travail intensif, il revînt à son jour de repos. Ca faisait une semaine que ces événements avaient eu lieu. Et malgré tout, il y pensait encore. Et peut-être inconsciemment espérait-il qu'il reviendrait. Lui, l'homme sans nom. Dans l'intimité, lorsqu'il était seul, il aimait bien se mettre à l'aise, presque se balader nu. Aujourd'hui il ne portait que son pantalon de pyjama. Sur ses cuisses s'était installé, à son aise, son chat Poly. En réalité, son prénom était Polyphème en référence à la mythologie grecque et aux enfants de Poséidon pourvu d'un seul œil, à l'instar du félin qu'il avait recueilli. Mais Poly, c'était plus rapide. Il gratouillait sa tête en regardant à la télévision une émission dont il ne saisissait qu'à peine la trame. Il n'avait pas vraiment écouté depuis le début. Et son esprit était encore trop occupé à se balader du côté du brun intense qu'arborait si fièrement l'homme qui avait repris des forces chez lui. Pensait-il à lui ? C'était idiot. Totalement idiot de penser à une telle chose. Quel intérêt pourrait-il trouver à ce que cet inconnu apparemment dangereux pense à lui ? Rien de bon.

Il sursauta. On venait de toquer à la porte. Il resta un instant en suspens, surpris. Il n'attendait personne, il en était certain. Regardant son chat pour qui sa part n'avait pas esquissé un seul mouvement, il finît par se dégager de son emprise pour se lever et s'approcher de la porte. Il sursauta à nouveau. Les coups à sa porte étaient à présent plus puissants, plus pressant. « Ouvre-moi putain. » Cette voix... il la reconnût. Il s'avança donc rapidement vers la porte d'entrée et après un petit coup d'oeil dans le Judas – juste pour se rassurer – il ouvrît à son bel inconnu. Le Bad Boy se tenait face à lui et il n'eût qu'une envie, pendant un instant d'une intensité rare : se jeter sur lui et l'embrasser à bouche que veux-tu. Pourtant il n'en fît rien, ce malgré le regard insistant qu'il percevait sur son buste dénudé. « Vous... » lâcha-t-il simplement. Il n'eût pas le temps d'ajouter quelque chose que l'asiatique s'engouffra chez lui sans demander l'autorisation. Il ouvrît la bouche, horrifié, en constatant, lorsque l'homme retira sa veste, que le bras qu'il lui avait soigné il y avait de cela quelques jours étaient sanguinolent. « Regarde ! T’es tellement nase que t’as pas réussi à faire tes sutures correctement ! » Il le regarda en haussant un sourcil. Ah parce que forcément, c'était de sa faute ? Il ne manquait pas d'air, tiens ! Mais ça avait quelque chose d'amusant. « Fais quelque chose ou je vais me vider de mon sang et crever dans ton salon. » L'amabilité n'était pas son fort et pendant un instant, MinHo se demanda s'il méritait qu'il lui prête main forte. Il haussa un sourcil et lâcha un rire bref. « Sur un autre ton, je vous prie. » Et il commença à s'approcher. « Ca vient ? » s'impatienta le bel adonis. « Quand on est pas capable de ne pas faire péter des points de sutures, on ne la ramène pas. » répliqua-t-il en prenant l'homme par son coude valide et en l'entraînant en direction de sa salle-de-bain. Il lui présenta la baignoire. « Installez-vous là, j'aimerais éviter de ruiner mon carrelage. » Et suite à cette boutade, il se précipita vers sa trousse de soins. Il en sortît les mêmes produits et instruments aux quels il avait eu recours la nuit de leur première rencontre. Sans plus tarder il nettoya et désinfecta la plaie. A l'aide d'un petit ciseau, il se débarrassa des premiers points qui avaient lâché et s'étaient imbibés de sang et vînt placer une compresse afin de stopper l'hémorragie d'une main assurée. De l'autre il épongea son propre front, légèrement humide dû à l'urgence de la situation.

Il souffla et chercha à capter le regard de l'homme assis dans sa douche. « Pour les faire péter, il fallait y aller comme un bourrin. » lâcha-t-il, un peu comme un reproche. Mais au fond, il était plutôt satisfait. Satisfait de l'avoir à nouveau chez lui, de le revoir. Au bout de longues secondes il retira la compresse et présenta devant les lèvres du garçon un gant de toilette propre qu'il avait à portée de main. « Mordez là dedans. » lui ordonna-t-il sans vraiment lui laisser d'autre choix que d'accepter. Puis il commença à préparer fil et aiguille. « J'espère que vous n'êtes pas douillet. » dît-il en approchant déjà l'aiguille à suture de la peau encore rougie de celui dont le destin restait encore obscur et flou aux yeux de l'infirmier. « Ca va piquer. » annonça-t-il. « Je n'ai rien pour vous anesthésier alors... il va falloir assumer votre négligence. » Il admira ses traits encore assez détendus, pensa brièvement au fait qu'il était vraiment beau avant de se reconcentrer sur sa tâche et d'entamer l'élaboration de nouveaux points. Il tâchait de travailler vite, afin que l'homme souffre le moins longtemps possible. Mais il ne pouvait pas non plus faire de miracle.





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 How long do you think it takes to fall in love? (minho) | Lun 20 Fév - 17:40



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Pourquoi est-il revenu chez ce jeune homme ? Pourquoi n’est-il pas tout simplement rentré chez lui ? Il aurait pu se faire un garrot lui-même et prier pour ne pas se vider de son sang. Mais non, Seiha s’est dirigé vers ce coin de la ville où il trouverait l’appartement de celui qui l’avait sauvé une semaine auparavant. Sans gêne, il se fiche bien qu’il ne veuille pas le revoir, lui en a besoin. Encore une fois, il ne peut pas aller à l’hôpital, il ne veut pas expliquer son cas, ni raconter comment il s’est fait cette blessure. Risquer de se faire prendre par les flics ne l’enchante pas. Ça causerait trop de problèmes. Rien qu’il ne soit pas en mesure de régler mais il préférait éviter d’attirer l’attention. Jamais il n’a été aussi gravement blessé. Quelque part, c’est surprenant. Il se met en danger dès qu’il le peut puis il sait que les anciens fidèles de son père aimeraient lui mettre la main dessus. Il essaie de ne pas trop y songer mais parfois il sent des regards insistants dans son dos.

Devant l’inconnu, Seiha ne peut s’empêcher de le détailler. Impossible de lui donner un âge mais Seiha s’en fiche. Son physique lui plait. C’est tout ce qui compte à ses yeux. Totalement le genre d’homme qu’il aime séduire. Il aurait pu l’admirer encore un moment, voire même se jeter sur lui mais la douleur qui irradie son bras le rappelle vite à l’ordre. Seiha n’attend pas d’être invité et se retrouve à lui cracher des mots peu aimables à la figure. Au fond de lui, il n’a rien contre l’homme face à lui, il lui en est même reconnaissant mais montrer ce qu’il ressent équivaut à de la faiblesse à ses yeux. Et Seiha déteste être faible. « Sur un autre ton, je vous prie. » Cette réplique lui arrache un sourire en coin. Malgré la bouille d’ange, l’inconnu a de la répartie et ça lui plait énormément. S’il déteste être rabaissé, il n’aime pas que les autres le soient aussi. Il adore la provocation et encore plus quand la personne en face répond. Malheureusement, il ne rencontre pas souvent de gens capables de lui tenir tête bien longtemps. Pas faute d’essayer pourtant, ils finissent toujours par craquer sous ses paroles tranchantes. « Quand on est pas capable de ne pas faire péter des points de sutures, on ne la ramène pas. »  Sourcil levé, Seiha apprécie. Du moins, il aime la riposte, un peu moins d’être pris pour un con. Mais la tension qui se faufile au creux de son ventre lui plait. « Sache que je la ramène si j’ai envie. » En temps normal, il se serait défait de la grippe sur son épaule mais il est celui qui est venu pour être soigné alors il se laisse entrainer vers la salle de bain. La douleur vrille son esprit et il peine à ne pas grimacer au moindre geste. « Installez-vous là, j'aimerais éviter de ruiner mon carrelage. »  Obéissant, Seiha se pose dans la baignoire. « Sans vouloir te vexer chéri je pense que j’ai laissé du sang dans tout ton appart’. Ça goutte. » Il n’a rien fait pour empêcher le sang de s’échouer sur le sol en avançant vers la pièce d’eau, si quelqu’un le cherchait, il pourrait facilement suivre ses traces.

« Pour les faire péter, il fallait y aller comme un bourrin. » » Prenant un air innocent, Seiha fixe son regard dans les jolis yeux de son interlocuteur. S’il n’a pas posé de questions la première fois, Seiha sent tout de même la curiosité s’immiscer dans les paroles du beau jeune homme. « Moi ? Un bourrin ? Je suis la douceur incarnée » dit-il tout en papillonnant exagérément des cils. Le pire est qu’il ne ment pas forcément. Il n’est pas un bourrin, il est vif, agile et presque doux. La brute en question est celui qu’il l’a blessé mais ça, l’inconnu n’est pas obligé de le savoir.

« Mordez là dedans. »  Après avoir regardé le gant de travers, Seiha comprend pourquoi son sauveur lui demande ça. Il va souffrir. Il aurait pu faire le malin et ne pas prendre le gant dans sa bouche mais il n’est pas stupide. Se faire recoudre a vif n’est pas encore une pratique qu’il apprécie même s’il adore se torturer. « J'espère que vous n'êtes pas douillet. Ca va piquer. Je n'ai rien pour vous anesthésier alors... il va falloir assumer votre négligence. » » Le gant en bouche, Seiha ne peut s’empêcher de lever les yeux au ciel. « cha va piquer ? Nan, ch’aurais pas d… PUTAIN DE SA RACE. » En milieu de phrase, le Gant tombe de sa bouche sous la douleur trop puissante. Instinctivement, il accroche sa main au biceps de celui qui tente de lui recoudre le bras. « Magne ton cul putain ça fait un mal de chien cette connerie ! » Dents serrées, Seiha se focalise sur le visage de son médecin personnel. La douleur ne l’empêche pas de voir à quel point il est concentré sur ses gestes assurés. C’est un professionnel. Un très beau professionnel. Mais un professionnel qui risque de se faire arracher les yeux s’il ne se dépêche pas un peu plus. Seiha sait parfaitement qu’il est de mauvaise foi et que le jeune homme fait ce qu’il peut, mais plutôt que de montrer qu’il risque de craquer sous la douleur, il préfère râler. C’est un bien meilleur moyen de défense que de s’effondrer en larmes. Seiha ne pleure pas. La dernière fois que ses yeux l’ont trahi c’est lorsqu’il a compris que son père l’avait manipulé et éloigné volontairement de son jumeau, de sa vie. Aujourd’hui, les perles salées sont prêtes à couler de nouveau, la douleur lui bouffe le cerveau mais il lutte. Lorsque le jeune homme termine enfin, Seiha ne peut que s’écrouler dans le fond de la baignoire lâchant l’emprise sur son bras. « J’ai cru que j’allais y passer là » dit-il en guettant les points parfaitement exécutés. « Tu serais presque doué, j’en ai de la chance. » Malgré son air supérieur, Seiha se sent épuisé. Sa peau habituellement est plus blanche que celle d’un cadavre. « Donne-moi un truc à manger, sinon je vais réellement mourir dans ta baignoire. » Faiblement, il se redresse lorsque son nouveau bandage est fin prêt. Sans gêne, il s’accroche au cou de son hôte et se met debout. La proximité lui plait, la peau chaude sous ses doigts aussi. « Je pensais que les petits infirmiers en blouse étaient sexy mais je préfère être soigné quand ils sont torse nu en fait » affirme-t-il en souriant de toutes ses dents. Seiha n’a jamais vraiment eu de filtre lorsqu’il parle mais la douleur n’arrange rien. Tout ce qu’il pense finit par s’aventurer hors de son esprit, sans le gêner, bien sûr.






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 How long do you think it takes to fall in love? (minho) | Sam 18 Mar - 14:46



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Entre eux s'était instauré un jeu d'ironie que Minho appréciait tout particulièrement. L'un comme l'autre faisait preuve de répartie, se renvoyait la balle. Ca ressemblait presque à un jeu de séduction ou chacun d'eux voulait montrer sa dominance sur l'autre. Ca avait quelque chose d'excitant que Minho ne savait s'expliquer. Ca lui plaisait, tout simplement. Le fait que ce bel éphèbe soit aussi beau ne devait pas y être étranger. Mais il ne pouvait pas se laisser charmer par tout ça. Fréquenter un type pareil était risqué. Soit il côtoyait le danger de près, soit il était lui même dangereux. Mais n'était-ce pas au fond encore plus troublant ?

L'aiguille courbée pénétrait la peau puis la chaire et le sang qui rougeoyait déjà le bras de son patient impromptu se faisait plus présent encore, coulant plus intensément sur la peau bronzée du jeune homme et sur ses propres doigts. Il ne tremblait pas, les sutures étant devenues monnaie courante aux urgences et dans les blocs où il évoluait pendant la journée. Pour autant, il ressentait une légère fébrilité à l'idée de réaliser cette opération de façon aussi barbare, dans son bac de douche et à vif. La douleur se lisait sur les traits dans les cris de celui qu'il torturait "pour son bien" mais il tachait de ne pas y accorder trop d'attention. Il voulait finir ça vite. Il ignorait donc ses insultes, plaçant ça sur le compte de la douleur. Il se concentrait juste sur sa tâche. Il ne voulait pas regarder non plus la faïence de son bac de douche devenir rouge à cause de tout le sang qu'avait déjà perdu l'inconnu. L'ampleur des dégâts était impressionnante. Pas déroutante pour autant, mais il s'imaginait déjà la dose de travail que tout ça allait lui demander par la suite pour tout nettoyer.

Lorsqu'il en finit avec ses points, il s'affaira à nettoyer avec de l'alcool le bras de l'inconnu pas si inconnu que ça. Après tout, ils s'étaient déjà rencontrés. « J’ai cru que j’allais y passer là » lui reprocha presque l'individu et Minho en rît, amusé. « Bien sûr. Estimez vous heureux d'être encore vivant car c'est grâce à moi. » lui répliqua-t-il sur un ton rieur. Puis il banda son muscle endolori avec le plus de précaution possible. « Tu serais presque doué, j’en ai de la chance. » À ses compliments, il haussa un sourcil. « J'avais déjà parfaitement maîtrisé cette opération la première fois. Mais mon patient n'est pas très discipliné et n'a pas l'air de connaître la notion de repos. » le taquina-t-il en fronçant faussement les sourcils. Tout en rangeant son matériel de secours, il se leva. Un sourire naquît sur ses lèvres alors que son visiteur inattendu exigeait de lui qu'il le sustente. ll se lava les mains tout en le regardant du coin de l'oeil avec amusement. « Je crois que vous avez confondu mon studio avec une chambre d'hôtel, room service inclus. » Il revint pourtant à sa hauteur en croisant les bras. « Rincez moi cette douche. Et j'envisagerai peut-être de vous donner à manger. » lui ordonna-t-il sans le penser évidemment. Son patient n'avait pas la force pour une telle tache. Il devrait le faire lui-même. Il vînt se pencher pour l'aider à se lever malgré tout et sortir de la douche. « Je pensais que les petits infirmiers en blouse étaient sexy mais je préfère être soigné quand ils sont torse nu en fait. » lui lança le jeune homme sans une once de gêne, avec un sourire même éclatant qui fît éclater d'un rire sincère le Coréen. Il poussa doucement le garçon sur un tabouret présent dans la salle de bain et le regarda de façon dragueuse dans les yeux. « Je penserai à en faire part à mes collègues au boulot. Qui sait, ça rendra peut-être l'hôpital plus agréable. » Puis il se détacha doucement de lui. « Lorsque vous vous sentez, venez me rejoindre au salon. Prenez votre temps. » Il avait repris un ton professionnel, celui de l'infirmier qu'il prenait au quotidien face aux malades.

Puis il se dirigea vers sa kitchenette. Une fois devant son frigo quasiment vide il soupira. Il n'avait pas grand chose à lui offrir. Il s'empara d'une boite d’œufs et entreprît la préparation d'une omelette avec quelques restes de légumes dedans. La coupant en morceau dans une assiette afin que le blessé soit malgré tout capable de la manger sans son bras meurtri, il retourna à la rencontre de son bel inconnu qui sortait justement de la salle d'eau. Il lui tendit l'auge débordante de nourriture et des baguettes. « Voilà. Posez vous sur le clic-clac, au dessus de la table basse. Je dois encore passer la serpillière à cause de vos conneries. » se plaignit-il faussement en camouflant à peine son sourire. Pourtant il avait en effet un peu de ménage à faire. Du sang maculait encore son parquet et sa pauvre douche. Il alla s'armer du nécessaire et entreprit de faire disparaître les traces sombres dans la petite salle de bain avant de revenir dans la pièce principale et faire de même.

Des milliers de questions lui brûlaient les lèvres pourtant il n'en posa aucune. Il sentait que de toutes manières il n'obtiendrait aucune réponse qui assouvirait sa curiosité. Et dans le fond... Il préférait presque le mystère qui planait autour de cet individu aux traits presque enfantins mais à la carrure, à l’allure virile. Alors qu'il s'acharnait à frotter le sol, il laissait aller son regard à l'admirer, le détailler sous tous les angles pourtant. Il fut bien vite interrompu par un de ses chats venant réclamer son attention en se frottant à ses mollets. Il se pencha pour le prendre tout contre lui et vint s'asseoir auprès du brun qui l'intriguait tant. « Je vous présente Barbe Noire. De son surnom Babar. » Il lui désignait ainsi l'animal couleur geais ronronnant sur ses cuisses et se collant tendrement à son ventre encore nu. Le chat en question ne possédait que trois pattes. Comme tous ses autres colocataires félins, il avait un handicap, une mal formation, une séquelle laissée par la vie. À croire que Minho affectionnait l'idée de recueillir des balafrés chez lui... Portant l'animal à nouveau contre son torse, dans ses bras serrés, il vînt caresser sa petite tête adorable avant de regarder l'homme à ses côtés. « J'ai trois autres chats. Mais ils se baladent sur les toits. Ils ne sont pas toujours à la maison. » lui expliqua-t-il, sans trop savoir pourquoi en lui montrant une petite lucarne au dessus de la cuisine qu'il laissait entrouverte pour que ses compagnons de vie puissent sortir librement. « Il y a aussi Polyphème, enfin Poly. Il lui manque un œil. Donc... comme le Cyclope... enfin... On s'en fiche. » Il cessa ses récits. Il ne savait pas pourquoi il se mettait à discuter de banalité comme ça. Lui présenter ses chats était la preuve qu'il se sentait à l'aise. Et ça n'était pas une bonne chose. Il valait peut-être mieux qu'il s'arrête là. Qu'il ne discute pas plus. Qu'ils n'apprennent pas à se connaître. Mais... il en avait terriblement envie. « Je m'appelle Minho. » lâcha-t-il finalement en plantant son regard dans le sien.






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